mai 30, 2024

Le Ministre de l’Enseignement primaire, secondaire et technique, le professeur Tony Mwaba Kazadi, séjourne depuis ce jeudi 27 octobre 2022 dans la capitale portuaire de Matadi, Province du Kongo-Central.

Ce matin du vendredi 28 octobre 2022, le Ministre Tony Mwaba s’est rendu au Gouvernorat de province pour présenter ses civilités à Monsieur Guy Bandu Ndungidi, Gouverneur de province.

Accompagné de Mme le Secrétaire Général à l’EPST, du Directeur national du SECOPE, du Proved et de l’IPP du Kongo-Central 1, le Ministre Tony Mwaba a été accueilli par le Gouverneur Guy Bandu Ndungidi, en présence de la Ministre provinciale en charge de l’enseignement, Carole Kiatazabu Itambo.

A l’entame de cette audience, le Gouverneur Guy Bandu Ndungidi lui a présenté ses souhaits de bienvenue et de bon séjour à Matadi, tout en se disposant à toutes fins utiles pour la réussite de cette mission.

A son tour, le Ministre Tony Mwaba lui a présenté l’objet de sa mission qui consiste à présider les travaux de validation de la révision de la Convention qui lie l’Etat congolais aux confessions religieuses datant de février 1977.
Plusieurs réformes apportées par le cadre légal dont la gratuité de l’enseignement primaire et la configuration des confessions religieuses aujourd’hui ont rendu cette Convention obsolète et inadaptée. Ce qui exige sa mise à jour, a indiqué le Ministre de l’EPST aussi bien au Gouverneur qu’à la presse qui l’a cueilli à l’issue de cette audience.

L’infatigable Tony Mwaba qui venait de lancer les travaux de concertation des Coordinateurs national et provinciaux des Ecoles conventionnées catholiques, le mardi 25 octobre dernier au Centre catholique Nganda à Kinshasa, a d’abord commencé sa journée de ce jeudi par ses obligations passionnelles d’enseignant au Campus de Kinshasa où il a dispensé ses enseignements à la Faculté de droit avant de prendre la route et arriver à Matadi dans la soirée.

Ces travaux réunissent les experts et cadres de l’EPST, les Présidents des coordinations des écoles conventionnées, les experts des organismes internationaux du secteur de l’Education, ainsi que les membres de la société civile.

En effet, depuis quatre décennies, la République Démocratique du Congo s’est résolument engagée sur la voie de la gestion partenariale de son système éducatif national avec le concours du monde ecclésiastique.

Pour preuve, la signature entre l’Etat congolais et ‘’ l’Eglise’’ de la Convention de gestion des Etablissements publics scolaires en date du 26 février 1977.

Il s’est observé par la suite de multiples mutations sur le plan tant juridique que sociopolitique, voire au niveau de l’espace religieux national. Ainsi la Convention de gestion des Ecoles s’est révélée obsolète et inadaptée à plusieurs égards.

A ce titre, il convient de constater par exemple que la consécration de la gratuité de l’enseignement primaire obligatoire dans les Etablissements publics par le Constituant du 18 juillet 2006, ne peut qu’inviter inévitablement toutes les parties prenantes à la revisitation de la Convention du 26 février 1977 en raison de son anachronisme devenu déconcertant. Il faut ajouter à cela, la Loi-cadre n°14/004 du 11 février 2014 de l’Enseignement national, spécialement en ce qui concerne ses dispositions novatrices en rapport avec la mise en œuvre par voie réglementaire, des mécanismes du partenariat éducatif dans la gestion de l’enseignement national.

Ainsi, il était plus qu’urgent de doter le système éducatif congolais d’un nouveau cadre conventionnel de gestion partenariale des Etablissements Publics d’Enseignement maternel, Primaire, Secondaire, qui prenne en compte les exigences de conformité au nouvel ordre juridique et à la configuration actuelle des confessions religieuses dûment reconnues par l’Etat.

Après plusieurs échecs enregistrés depuis 2011 pour cette fin, le professeur Tony Mwaba a courageusement pris le taureau par les cornes pour engager les discussions avec les partenaires pour aboutir à la révision de cette Convention. C’est ce qui justifie ces assises à Matadi où plusieurs innovations sont attendues, notamment l’ouverture du partenariat aux personnes physiques et aux personnes morales de la société civile autres que les confessions religieuses.

Cellule de Communication de l’EPST

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