mai 30, 2024

Tel un art attractif titillant la prestidigitation dans le panthéon du cirque, le funambulisme traduit pour le mieux le parcours d’un homme, un réformateur héritant les multiples problèmes d’un sous-secteur très complexe.

Jeune, ambitieux, enseignant de droit et législateur averti, Tony Mwaba va totaliser ce 12 avril deux ans jour pour jour à la tête du Ministère de l’EPST. un Ministère ou un khalifat ? Un corps de métier ou un mouvement citoyen ? Des questions qui méritent d’être posées tant que les acteurs de ce sous-secteur semblent avoir du mal à définir leur propre identité.

Les manifestations insipides lancées juste au sortir des dernières assises de Mbwela Lodge, avec des insultes et imputations dommageables comme il en est de tradition à l’EPST, n’obéissent à aucune revendication sociale fiable si ce n’est de la manipulation pour certains et de l’ignorance pour d’autres.

La vie de l’ouvrier avant l’ouvrage Ce prisme propre à Tony Mwaba est une clé à la dynamique de paix voulue par plusieurs de ses prédécesseurs mais jamais trouvée. Il n’a pas tenu compte que des droits des enseignants mais a remis d’actualité le devoir de ces derniers.

Au chapitre des droits, l’homme s’est résolument engagé à répondre, sous la houlette du chef de l’État, aux exigences des enseignants estampillés, marginaux depuis des décennies. Le salaire de base passé de 120.000 FC à 400.000 FC, la prime de la gratuité octroyée de manière progressive, la prime de brousse accordée aux enseignants de l’intérieur, répondant au principe de l’équité entre ces derniers et leurs collègues des grandes villes sous un régime différent.

Sur ces réalisations, s’ajoute la prise en charge médicale des professionnels de la craie via la Mutuelle de Santé des Enseignants (MESP), une mesure réclamée depuis les accords de mbudi pourtant sans réponse jusqu’à l’arrivée de Tony Mwaba à la tête du sous-secteur de l’EPST. Cette série d’actions a requalifié le tendem gouvernement – corps enseignant à l’ère de la gratuité de l’enseignement primaire public, l’une des réformes majeurs de ces deux dernières décennies.

Les valeurs comme boussoles

La lutte contre les antivaleurs, une religion pour Tony qui n’était possible que grâce à un leadership fort souvent confondu à l’arrogance. Le temps qui est un remède à tout a fini par lui donner raison. Face à un système noyé dans les antivaleurs, l’EPST a traîné une réputation de secteur trouble au regard de son rôle d’indicateur de l’accalmie sociale au côté de la fonction publique. Une posture qui a valu à l’homme les attaques et méfiance des certains caciques parrains du système longtemps décrié. Ces attaques n’ont fait que renforcer la conviction de l’homme jugé à tort ou à raison obstiné.

La discipline n’étant possible que par le contact physique, Tony Mwaba a sillonné les provinces de la République Démocratique du Congo à la rencontre des responsables locaux de son sous-secteur pour la plupart acteurs de premier rang des anti- valeurs pour peindre un nouveau tableau et une nouvelle vision Assise sur les valeurs.

La mise hors système des enseignants non qualifiés, la désactivation des écoles non-viables et anarchiques, la mise à la retraite des enseignants en âge révolu, le réveil de la trilogie inspectorale gage du contrôle en amont du système éducatif mais surtout la gestion des effets induits de la gratuité dans son ensemble. Le lancement des projets dont celui de la construction de 150 écoles déjà à pied d’oeuvre, celui de 200 écoles en phase d’étude ainsi que celui compris dans le programme de développement local de 145 territoires sont les preuves d’une vision établie et cohérente. À cela s’ajoute les programmes complémentaires notamment la campagne « Pas une école sans banc » qui, loin de tout folklore, a déjà distribué plus de 7.000 bancs à travers la République. Une cohérence dans sa politique qui a valu à la RDC la confiance autrefois rompue des partenaires internationaux du sous-secteur avec plusieurs programmes d’appui financier dont le dernier et celui de la Grande-Bretagne à hauteur de 28 millions de livres pour appuyer l’accès des filles à l’éducation, en plus de 180 millions de dollars octroyés par la banque mondiale à la suite du contrôle du fichier paie qui a révélé un avis de non conformité de moins de 3%.

Ministère où khalifat ?
L’office de Tony MWABA prouve à suffisance que l’homme a pris la mesure du défi. Grâce à une politique bien définie le sous-secteur de l’EPST connait a ce jour son âge d’or et prend la destination de son apogée avec une main de fer qui pourchasse la délinquance devenue notoire parmi les acteurs.

Khalifat ? Dans tout le cas le natif de Kolwezi peut prétendre en être le vrai khalif, le prédestiné qui replace les valeurs, l’honneur et l’avenir au cœur de l’appareil éducatif congolais longtemps victime des faux prophètes (khalifs) faisant de ce sous-secteur un vaste marché qui vacillait au gré des intérêts mercantiles.

Corps de métier ou mouvement citoyen ?
L’incohérence des politiques appliquées autrefois, a conduit à l’aigreur et à l’implosion sociale dans le sous-secteur de l’EPST mais il est temps que ceux qui président aux destinées des élèves se montrent exemplaires et pédagogues en respectant les règles et procédures établies dans le but de favoriser la paix et le respect entre partenaires, gage d’un avenir meilleur pour nos enfants sensés bâtir un pays plus beau qu’avant dont les fondations sont déjà jetées.

Mike-gardy Diana

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