février 25, 2024

Adèle Kayinda, à l’instar de Félix Tshisekedi, a dans le sang l’art de prendre le monde à contre-pied. Elle a su déjouer tous les pronostics pour se maintenir aux commandes du ministère du Portefeuille à la suite de la publication, dans la nuit de jeudi à vendredi dernier, de la composition remaniée du gouvernement Sama Lukonde.

Jusqu’aux dernières minutes, rien ne présageait sa reconduction, tellement le Président Félix Tshisekedi, au nom de son pouvoir discrétionnaire, a fait perdurer le suspense, mieux le mystère, sur son choix au Portefeuille.

Le mystère a été tel que presque personne n’y croyait sauf Adèle Kayinda, quoi qu’elle s’est retrouvée prise en sandwich entre le rapport sur la COMINIERE, produit par l’Inspection générale des finances (IGF), et une guerre de sape menée contre sa personne par le camp du président du Sénat, Modeste Bahati Lukwebo.

Le rapport de l’IGF a accablé la ministre Kayinda, l’accusant faussement d’avoir détourné et bradé le patrimoine de la Congolaise de l’exploitation minière (COMINIERE), une entreprise publique. Ce qui, selon IGF, a fait perdre au pays des millions de dollars.

Sauf que ce rapport a été truffé des contre-vérités, car élaboré sur base d’un seul son de cloche. Celui de la société australienne AVZ, filiale de Dathcom Mining.

Celle-ci a menti à l’IGF qu’elle a racheté les 15% de la COMINIERE dans la joint-venture formée pour l’exploitation du lithium de Manono en déboursant 150 millions de dollars américains.

Après que la justice s’est rendue compte de ce mensonge à la lumière des enquêtes approfondies, le DG de la COMINIERE, arrêté sur base des conclusions du rapport de l’IGF, a été libéré quelques temps après. L’affaire, elle-même, a été classée.

Autre effet rétroactif, Mahinda a davantage gagné en confiance dans le chef du Président Tshisekedi et de son Premier ministre, Sama Lukonde. Les deux ont quasiment fait de son maintien au Portefeuille une nécessité, au regard notamment de son habilité à conduire la restructuration profonde des entreprises publiques.

Et, ce n’est pas la campagne de sape, menée par le camp Bahati, qui a fait fléchir le Président Tshisekedi dans sa détermination à garder, parmi les « Warriors », Adèle Kayinda Mahina.

Pendant que les tractations ont atteint leur vitesse de croisière, Kahinda, taciturne par nature, est restée tranquille et confiante d’abord envers son Dieu et aussi envers le Chef de l’État, ont témoigné ses proches.

La leader de l’Alliance des democrates chrétiens du Congo (ALDEC) a ressemblé au disciple le plus aimé qui a posé sa tête sur la poitrine de Jésus Christ lors de la dernière cène, pendant que le mur semblait s’écrouler autour de son Maître.

Son maintien, ont rapporté certaines indiscrétions depuis la présidence de la République, a été une décision personnelle du Chef de l’État Félix Tshisekedi, prise non au nom d’un quelconque quota politique mais au regard de la rigueur impliquée par Kayinda dans la conduite de la politique du gouvernement en matière de gestion des entreprises publiques.

De quoi gaillardir cette dame réputée pour les valeurs chrétiennes qui fondent sa personnalité, définies sa vision et orientent ses actions. Et ce, au point de pouvoir désormais voler de ses propres ailes, tant son aura et son leadership n’ont cessé d’aller crescendo ces dernières années.

Son parti, ALDEC, a multiplié des rassemblements populaires avec d’immenses foules aussi bien à Kinshasa qu’à l’intérieur du pays, pour démontrer sa montée en puissance après seulement cinq ans d’existence, et confirmer le leadership politique de Kayinda.

Dans le Sandoa, son fief, des milliers de Congolaises et Congolais ont déjà fait le choix de Félix Tshisekedi à la présidentielle grâce à Adèle Kayinda Mayina qui exerce sur eux une influence positive.

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