février 25, 2024

Voici bientôt deux mois depuis qu’il a plu au Chef de l’Etat de nommer par ordonnance présidentielle un nouveau conseil d’administration et une nouvelle direction générale, animés respectivement par Amisi et William Kazumba.

L’espoir était permis, après une longue période d’intérim animée successivement par Olivier Manzila, suivi de Lems Kamwanya et Philippe Kiyimpu. Plus le temps passe, plus les inquiétudes apparaissent.Ces inquiétudes proviennent de leurs entourages respectifs.

Les rancoeurs du passé!

Aux côtés du Président du Conseil d’Administration, il est signalé la présence d’un certain José Kadima, celui- la même qui s’était battu bec et ongles pour que la dizaine d’agents jadis licenciés pour détournements présumés ne soient pas réhabilités malgré les instructions de la plus haute hiérarchie.

Le dg a.i. sortant, Kiyimpu les a réhabilités à la veille de la nomination de nouveaux mandataires. Kadima, aux côtés du PCA, ne va-t-il pas déterrer la hache de guerre contre les agents réintégrés, et pousser le Conseil d’Administration à la faute ?

Un cabinet porte malheurs!

Les autres inquiétudes proviendraient de l’entourage du Directeur Général, entourage lui légué par son prédécesseur. Il s’agirait d’une kyrielle de consultants, anciens cadres retraités qui ont repris du service, bien que bénéficiaires d’une retraite honorable et d’une rente mensuelle au sein de la même entreprise. L’ogefrem les paie donc doublement, à la fois comme consultants et comme retraités.

Ils ont donc été recrutés comme consultants par leur collègue retraité, le dg a.i. Kiyimpu, pour exercer des tâches dévolues aux directions opérationnelles, lesquelles n’ont jamais manifesté le moindre besoin de renforcement. Il s’est agi donc de contrats pour gratifier des amis, des proches, la fratrie !

Cette tendance à recourir à des proches retraités pour des contrats de consultants est dangereuse, car elle signifie que ces cadres durant toute leur carrière n’ont pas été à mesure de préparer leur relève au sein de la nouvelle génération pour prétendre revenir se disputer les mêmes taches avec ceux qui les ont remplacés. Cette pratique permet à ces retraités de régler les comptes latents, jadis oubliés, à certains agents encore actifs, une vengeance pernicieuse et sans état d’âme.

L’un de ces consultants se disputerait la coordination du cabinet du Directeur Générale avec un cadre en fonction, encore actif pour une expertise non avérée.

Rappelons qu’en son temps, son titre académique était régulièrement remis en cause voire contesté par ses collègues (ce serait un faux).

Il est donc doublement rémunéré aussi par l’Ogefrem, alors qu’il est en procès contre la même entreprise devant la cour d’appel de Kinshasa Gombe où l’affaire est appelée à l’audience du 18 octobre courant.

Visiblement, il y a un conflit d’intérêts, et aux côtés du Directeur Général, il devient juge et partie, employeur et employé, plaignant et défenseur. Par quelle magie l’ogefrem peut encore gagner ce procès, dès lors que l’employeur est en même temps le plaignant ?

En Ituri, il existe dans une tribu des femmes dites bahenye. Si le matin la première personne que tu salue est une muhenye, toute ta journée est gâtée. S’il t’arrive de croiser le fer avec une muhenye, ta carrière religieuse ou professionnelle est définitivement compromise, anéantie.

Nous espérons que le Directeur Général ne commettra par l’erreur de garder cet héritage de Kiyimpu.

Ce dernier l’a appris à ses dépens. Il n’a eu que 2 mois d’intérim là où d’autres ont mis 6 mois, voire même 9.

CP

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