février 21, 2024

Un climat très morose à la cour constitutionnelle. Ici, Kamuleta est pointé du doigt accusateur même dans la simple rédaction des Arrêts

Ces jours sont ainsi comptés à la tête de la cour constitutionnelle.

Le désaveu observé contre l’actuel président de la cour constitutionnelle, vient principalement de ses propres pairs, qui ne cessent de dénoncer la gestion assez controversée dans le chef du président du conseil supérieur de la magistrature, CSM.

Selon certains magistrats les limites de Kamuleta sont la conséquence d’une carrière en dents de scie, que traîne le très contesté président.

Normal, explique l’un des magistrats : »Kamuleta n’a pas brouillé dans sa carrière. Voir même, il a plus d’une fois, refuser de rejoindre ses postes d’affectation notamment à l’Équateur, pour aller animer pendant plusieurs années son église dans le Katanga, avant de reprendre plus tard d’ailleurs le chemin des palais de justice. Il a donc passé le gros de sa carrière à tourner les pouces ou encore à consolider son église ».

Ensuite, poursuit un autre magistrat, Kamuleta a été bombardé président de la cour constitutionnelle, par des combines issues d’une stratégie peu orthodoxe, qu’avait poussé à la porte l’ancien président de la même cour, Dieudonné Kaluba, à l’occasion d’un tirage au sort constaté dans tous les milieux des constitutionnalistes du monde entier.

Ceci conduit à dire que le président Kamuleta, est arrivé à ce poste avec ces limites décriés et cela explique ladite gestion opaque et calamiteuse.

Ça ne suffit pas, puisque le jugement de sa condamnation pour viol à Matadi étale ses habitudes d’un homme de peu de moralité.

Ce jugement reste cet épée de Damoclès, qui pèse sur lui.

Ce jugement, confirmé par la cour de cassation le cloue à jamais et scelle par ailleurs, son départ de la présidence de la plus haute institution judiciaire.

Selon les sources au QG de la cour constitutionnelle, au Royal-Gombe, le tirage au sort est prévu à cet effet, dans les prochains jours pour notamment renouveler les mandats de trois juges avec comme conséquence l’élection du nouveau président, surtout en perspective des élections de décembre.

Ce qui fruste certains de ses pairs, est le fait que monsieur Kamuleta s’approprie certains réactions et rendez-vous de la cour constitutionnelle entre autres la récente conférence du Fleuve Congo-hôtel et les conférences à l’international, pourtant ce sont des actions de routine qui engagent l’ensemble de neuf juges.

JOHN TSHINGOMBE LUKUSA

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