mai 30, 2024

L’ambitieuse vision (Allemagne d’Afrique) du Président Félix Tshisekedi pour la RDC est-elle possible à travers la Formation professionnelle ?

La réponse à cette question ne s’avère que positive et démontre, à tous égards, que la Formation professionnelle est une véritable clé de voûte pour tirer la RDC du labyrinthe alambiqué qui la tient entre le courant d’air et l’apoplexie.

« Les philosophes sont unanimes pour dire que les « idées dirigent le monde !».

La dynamique de performance et de compétitivité économiques qui caractérisel’Allemagne résulte surtout d’un ensemble de facteurs systémiques qui concourent à l’optimisation de la gestion de ses entreprises. Parmi ces dernières figures il y a lieu de reprendre la valorisation du facteur humain dans l’entreprise à laquelle contribue au premier rang la formation professionnelle initiale par l’apprentissage dans le cadre du système de formation duale.

Disposant d’une très large assise dans le tissu entrepreneurial, celle-ci permet, non seulement de préserver du chômage une part majoritaire des générations nouvelles en leur assurant une insertion professionnelle efficace, précoce et durable, mais elle assure également la transmission d’un niveau élevé de qualification et contribue à une progression permanente de la compétence professionnelle de la population salariée.

Alors qu’en RDC le taux de chômage monte d’un cran ce, depuis l’époque lugubre de la zaïrianisation sous l’égide du Président Mobutu Sese Seko (1971), situation qui allait croissant durant, au moins, deux décennies, et qui a culminée avec l’avènement des pillages de 1991 et de 1993, où le tissu économique fut par terre, en Allemagne, par contre, la formation en apprentissage constitue l’une des voies royales qui mène droit au développement industriel et économique stable pour sa population. Elle est majoritairement organisée sous la forme d’un processus de formation combinée connu sous le terme de « système dual », puisqu’il connait au moins (quelques variantes y comprises) deux types de formation : l’entreprise formatrice comme pivot et le centre de gravité du système ainsi que l’école professionnelle (publique) où les cours sont dispensés, en raison d’environ 20% du temps imparti pour des enseignements généraux et techniques théoriques.

C’est à l’aune de ce résultat palpable de nos amis allemands que le Ministère de la Formation Professionnelle et Apprentissage de Métiers de notre pays surmotivé, offre aux jeunes congolais l’opportunité d’intégrer la vie active ainsi que des perspectives variées en matière de carrière et d’évolution. Le président de la République Félix Tshisekedi appelait son Gouvernement à faire une union forte pour une formation professionnelle de qualité qui permettra aux jeunes Congolais à devenir desMillionnaires après une randonnée de six mois de formation de taille. Le Chef de l’Etat n’a pas fait bercer d’illusions, ni marchander le rêve dans son discours, mais il a fait état de la distribution des connaissances à travers, par exemple, le Ministère de la Formation Professionnelle et Apprentissage de Métiers suivant le modèle Allemand.

C’est cette inflation de chômage et cette pénurie de main-d’œuvre qualifiée quiinterviennent maintenant dans chaque secteur de la vie en RDC et conditionnent la concrétisation les résultats du discours présidentiel trois ans après, mais qui fait dire aux ‘’attentistes’’ que ce vœux du chef de l’Etat congolais a accouché d’une souris.L’initiative de la Fondation Georges Okota (FGO) tombe à point nommé et vient en appui au Gouvernement de la République, et convie les nationaux à adhérer massivement à la formation de qualité qu’elle propose de mettre à la disposition des concitoyens.

La FGO se hâte de sauver la situation chaotique dans laquelle le pays se trouverait, d’où sa noble vocation de paraitre comme un bon larron pour l’heure ; car au cours des prochaines années, la RDC allait être à court de la mains d’œuvre qualifiée pour : laconstruction, les cheminots, la chaudronnerie, la maçonneriela plomberie,peinture, des forgerons, carrelage, réparation d’acier, restaurationesthétique, couture, tôlerie et soudage, charpenterie, agriculture, urbanisme sauvage, chauffeur d’engins agricoles, briqueterie cela signifie que notre base limitée de compétences dans chaque secteur disparaîtrait. 

Autant dire que c’est pour juguler au risque énorme qu’allait connaitre le pays dans ces domaines susmentionnés, et faire du grand nombre des congolais des « vrais »millionnaires, ainsi que le souhaite vivement le Président de la République, que la FGO en appelle au concours du Gouvernement de la République qui devrait s’activerpour équiper le Ministère de la Formation Professionnelle et Métiers afin de luipermettre d’ouvrir plusieurs Centres de formation et institutions publiques de niveau intermédiaire. Ce que ce Ministère aidera l’Etat Congolais à former des hommes de métiers dans chaque secteur afin de sortir le pays de l’ornière dans laquelle il git depuis belle lurette.

Est-il besoin d’ajouter que la politique du Kenya consistant à ériger au moins un centre de formation professionnelle dans chaque circonscription ou entité est une excellente idée qui devrait inspirer la RDC, si surtout celle-ci la mettrait en pratique pourcontribuer grandement à améliorer la situation du pays partant de ce secteur.

Le secteur éducatif a longtemps été blâmé en RDC par manque de structures d’apprentissage en cycle cours, c’est-à-dire dans la Formation Professionnelle dans chaque domaine de la vie.  

D’où la quintessence de la FGO qui, dans ses projets à court terme, prévoit deremédier promptement ce déficit en introduisant des modules des formations axés sur la demande, par opposition aux programmes d’enseignement axés sur l’offre.

GEORGES OKOTA / Le Représentant Légal de la FGO

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