mai 30, 2024

La Commission électorale nationale indépendante a réuni dans un Cadre de concertation le lundi a Kinshasa, les candidats présidents de la République pour la présidentielle de décembre prochain. A l’occasion, plusieurs préoccupations des candidats ont été exposées à l’intention de la centrale électorale. Et la candidate de la Société civile Joëlle Bilé, face à la presse au sortir de cette rencontre, a exposé sa perception de ces échanges.

« L’initiative de la CENI n’est pas mauvaise. Pouvoir réunir tous les candidats présidents de la République autour du processus électoral. Je déplore simplement la manière cavalière et expéditive avec laquelle les réponses de la CENI ont été formulées vis-à-vis des préoccupations profondes qui sont les nôtres, notamment celles liées à la publication des listes électorales ou encore à l’opérationnalisation du processus. J’estime que ce sont des questions qui doivent être traitées de façon profonde », a-t-elle regretté.

Et de poursuivre, « surtout que les élections sont censées être inclusives, et pour moi l’inclusivité passe aussi par la possibilité de permettre que tous nos compatriotes d’où qu’ils soient puissent participer à ces élections. Qu’ils soient à l’Est dans le Rutshuru ou Masisi, mais aussi à l’Ouest à Kwamouth, qu’ils puissent exercer leur droit constitutionnel. La plupart des candidats sont partis avec des questions sans réponses. Et je crois qu’il est important que la CENI s’y attèle et accorde plus d’intérêt et de regard. »

Pour enfin conclure, « j’appelle la CENI à améliorer le processus et je pense que pour l’améliorer il faut plus de temps. Elle peut tenir compte du report constitutionnel, éventuellement de 30 jours ou un peu plus, pour voir dans quelle mesure apporter des vraies réponses aux préoccupations que tous les candidats sans exception, ont manifesté. »

La Rédaction

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