juin 20, 2024

Valentin Mubake de l’UDPS à Kinshasa, le 24/03/2017. Radio Okapi/Ph. John Bompengo

(Jugez-vous ci-dessous le pertinent argumentaire de Laurent Nseke Ngwangele, l’assistant du président Mubake)

Le Congo est occupé sur le plan politique, sécuritaire et économique ;

Sur le plan politique, le Congo est régi par une constitution des belligérants contre laquelle l »UDPS s’était prononcé contre le référendum en décembre 2005 par un communiqué officiel du Président du Comité National, Monsieur Valentin Mubake.

Nous avons 54 pays de l’Union Africaine, connaissez vous un seul pays qui accepte de céder une partie de son territoire au profit de l’Union Africaine comme stipuler dans la constitution Congolaise?

Ces dispositions devraient être mentionnées dans d’autres pays de l’Union Africaine ne-serait ce par souci de réciprocité ?

Voilà le décor politique et entre autres griefs politiques qui mettent en difficulté le Congo d’évoluer souverainement sur le plan politique.

-Sur le plan sécuritaire, le Congo est le seul pays post conflit en Afrique où l’armée nationale est constituée des brassages et mixages des milices étrangères, auteurs de l’agression du pays depuis 25 ans. Il en est de même de la police et ses services de sécurité.

Aucun pays au monde ne peut se défendre efficacement avec une telle armée et une telle police.

-Sur le plan économique, la Loi Bakajika qui a été reconnue par toutes les constitutions du pays (De Luluabourg en 1964 jusqu’à Sun-City dans l’accord global et inclusif) a été élaguée dans la constitution de Joseph Kabila, une constitution de pillage des ressources naturelles du Congo. Aucun développement socioéconomique n’est pas possible dans ce contexte là.

En conclusion, une élection dans ce contexte d’occupation politique, militaire et économique ne peut que servir l’occupant d’accélérer la balkanisation du pays pour parachever ses tentatives en la matière opérées en 2006, 2011 et 2018.

En définitive, le Congo n’a pas besoin des élections pour de redresser bien au contraire il va s’enfoncer davantage. Le Congo doit être libéré politiquement, sécuritaire ment et économiquement, avant d’envisager quoi que ce soit profitable au Congo et aux Congolais. Ceux qui ne le comprennent pas sont des médiocres pour paraphraser le cardinal Monsengwo d’heureuses mémoires.

Laurent Nseka Ngwangele, Assistant de Valentin Mubake, Président de l’UDPS/le Peuple

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