juillet 16, 2024

Un combat d’honneur signé Joëlle Bile Batali. Dans un espace politique rd-congolais hermétiquement cloisonné par les phallocrates. Joëlle Bile Batali n’a pas, pour autant, jeté les manches après la cognée. Au contraire, quoique seule, elle a bravé tous les obstacles. Au lieu du statu quo de 2018, avec une seule femme parmi plusieurs hommes à la présidentielle, Joëlle Bile Batali a réussi à « relever historiquement le taux de participation de la femme à l’élection présidentielle » de 2023. Soit d’une seule femme en 2018 à deux en 2023. Ainsi, quoique l’on dise, Joëlle Bile Batali restera, dans les annales de l’histoire, le parangon de la femme rd-congolaise qui aura remporté haut la main la bataille du décloisonnement de l’espace politique, par l’imposition du leadership féminin.

Depuis le jour où elle a pris la décision de postuler à la présidentielle du 20 décembre 2023, pour instaurer « la République des valeurs », via son offre politique qui porte le même intitulé, c’est le début d’une odyssée pour Joëlle Bile Batali. Malgré les obstacles, cette femme passionnée du Congo a bataillé seule. Sans soutien aucun. Pourtant, lors de la clôture des 16 jours d’activisme pour la lutte contre les violences faites à la femme, les représentantes des organisations féminines ainsi que de la presse, avaient reconnu que des efforts conséquents auraient pu être conjugués, dans le sens de soutenir ce noble combat, pour la participation accrue des femmes dans la course à la présidentielle.

Battante, cette brave femme a su surmonter toutes les embûches jonchées le long de son long périple. Joëlle Bile Batali sera ainsi inscrite, avec le dossard 25, dans la liste des candidats Président de la République, pour la course à la Magistrature suprême prévue le 20 décembre prochain.

Une victoire de la femme rd-congolaise, en particulier, et de toute la RDC -République démocratique du Congo-, en général. Victoire de la femme rd-congolaise, pour la simple raison que cette femme à multiples casquettes a réussi à décloisonner l’espace politique, par l’affirmation du leadership féminin dans les instances influentes de prise des décisions, reflétée par sa présence parmi les candidats Président de la République. Victoire de la RDC, qui a vu être revu à la hausse le taux de participation de la femme à l’élection présidentielle. Autrement, c’est-à-dire sans cette bataille solitaire remportée par Joëlle Bile Batali, la RDC aurait, en deux présidentielles successives (2018 et 2023), maintenu le même taux de participation de la femme.

Aussi curieux que cela puisse paraître, même en pleine campagne électorale, Joëlle Bile Batali ne bénéficie d’aucun soutien ni accompagnement de la part de la presse. Il n’en va pas autrement de la part des organisations de défense des droits de la femme, en particulier, et de toute la Société civile, en général, dont, pourtant, sa candidature est issue, par le fait qu’elle est membre à part entière de la LINA -Ligue nationale des Anamongo-.

Aujourd’hui, là où les hommes, parmi ses concurrents, se désistent, pour telle ou telle autre raison, en faveur d’un autre candidat, Joëlle Bile Batali, en héroïne, reste jusqu’au-boutiste, pour porter haut l’étendard de la femme rd-congolaise, longtemps réduite à la simple ménagère ou maraîchère.

Avec ses moyens de bord, la candidate n°25 à la prochaine présidentielle bat tout de même campagne. Justement avec des stratégies qui correspondent à ses faibles moyens.

Sans avion pour se déployer partout dans le pays, ni moyens financiers suffisants pour conquérir les médias, Joëlle Bile Batali se contente de la campagne électorale de proximité, en contact direct avec l’électorat, à travers, notamment, les cordiaux échanges citoyens qu’elle organise ou auxquels elle est invitée à prendre parole.

In fine, quelle que soit l’issue de l’élection présidentielle, Joëlle Bile Batali s’en sort déjà ragaillardie, pour avoir remporté la bataille du décloisonnement de l’espace politique, du rajeunissement et de l’assainissement politique, ainsi que de l’imposition du leadership féminin dans la cour des grands. Ce qui, sans nul doute, fera de cette femme battante, de surcroît veuve, un parangon de valeurs pour les générations présentes et futures.

CP

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